getMax réunit dans une seule console ce qu'une entreprise doit faire pour trouver des clients, de la création du site au suivi dans un CRM. Sa plateforme d'agents IA, dont les modèles tournent en France, couvre la chaîne marketing des TPE, PME, startups et associations, de la création du site à la publicité, autour d'un CRM intégré. Incubée à Bordeaux Technowest, la startup vient de se lancer commercialement.
Une TPE ou une PME sait généralement ce qu'elle veut dire et à qui. Ce qui lui manque, c'est le temps de le faire chaque semaine, sur tous les canaux à la fois . Le site n'est pas mis à jour, les réseaux sociaux s'arrêtent après trois posts, les devis ne sont pas relancés, les appels manqués ne sont pas rappelés. C'est ce travail que getMax, fondée à Bordeaux par Thibault Petitjean, Esteban Abadia et Florian Lafon, propose de prendre en charge. Le dirigeant garde la main sur son positionnement et ses priorités, la plateforme s'occupe de l'exécution.
Site, articles, campagnes publicitaires, réseaux sociaux, CRM... au même endroit avec getMax
Là où une PME assemble d'habitude cinq à dix outils et plusieurs prestataires, getMax couvre la chaîne entière. Le site est généré à partir de l'activité de l'entreprise et mis en ligne le jour même, hébergement compris. Les articles alimentent le référencement, mesuré sur Google comme dans les réponses de ChatGPT ou Perplexity. Les campagnes publicitaires sont créées pour Google, Meta, LinkedIn et désormais ChatGPT. Les réseaux sociaux sont alimentés à un rythme régulier, les séquences d'e-mails partent au bon moment, et un accueil téléphonique qualifie les appels entrants. Chaque métier est porté par un agent IA spécialisé. Un agent coordinateur, Max, reçoit la demande du dirigeant en langage naturel, par exemple le lancement d'une nouvelle offre, la découpe en tâches, les distribue et rend compte. Le contrôle humain n'est pas une consigne donnée au modèle, mais une règle inscrite dans le logiciel : toute action qui publie, envoie ou modifie des données est bloquée tant que l'utilisateur ne l'a pas approuvée, et chaque décision est enregistrée. « Un modèle peut oublier une consigne ou se faire manipuler par un contenu malveillant. La règle doit être dans le code, pas dans le prompt », explique Esteban Abadia, cofondateur et CPO de getMax.
Le CRM, point de convergence de la plateforme
Ce qui distingue getMax d'un empilement d'outils dopés à l'IA, c'est que tout converge vers le CRM, intégré à la plateforme. Un visiteur qui remplit un formulaire entre dans le pipeline, qualifié, avec sa relance programmée. Un appel entrant crée sa fiche. Une campagne relie chaque clic au contact, puis à l'affaire signée. La plupart des entreprises ont un CRM. Peu savent dire quel euro dépensé a produit quel client, parce que tout ce qui l'alimente vit ailleurs. Avec des données reliées de bout en bout : « Le budget se pilote sur le coût réel par client, et non sur le coût par clic », indique getMax.
Les entreprises qui tiennent à leur outil le conservent : HubSpot, Pipedrive et Sellsy se synchronisent avec getMax. La plateforme se branche aussi sur les sites WordPress, Webflow ou Shopify, sur les régies Google et Meta, sur Analytics et Search Console. La connexion fonctionne dans les deux sens : grâce au protocole MCP, un utilisateur peut piloter getMax depuis son propre assistant IA .
Des modèles ouverts, hébergés en France
L'essentiel de la plateforme tourne sur des modèles open source, dont Mistral, hébergés chez Scaleway, là où la majorité du marché appelle par API les modèles américains. Ce choix a un coût : ces modèles sont moins à l'aise pour enchaîner de longues séries d'actions, et l'équipe le compense par l'architecture. Les tâches à résultat prévisible, comme la rédaction d'un article, suivent des étapes fixes. Seul l'assistant conversationnel dispose d'une réelle autonomie, encadrée par le mécanisme d'approbation.
Le choix des modèles répond aussi à une logique de sobriété. Les datacenters de Scaleway sont alimentés, selon l'hébergeur, en électricité d'origine renouvelable, principalement hydraulique, et la plateforme n'utilise pas le même modèle pour tout : un modèle léger pour classer ou résumer, un modèle plus puissant seulement quand la tâche l'exige. « Chaque appel à un gros modèle pour une petite tâche, c'est de l'énergie et de l'argent dépensés pour rien. On mesure ce que coûte chaque étape et on prend le plus petit modèle qui tient la qualité », illustre Florian Lafon, cofondateur et CTO.
Pour les fondateurs, la question dépasse la conformité. Un CRM contient le fichier clients, l'historique commercial et les montants signés. « Nos clients nous confient ce qu'ils ont de plus sensible. On doit pouvoir leur dire où c'est traité, et par qui. La localisation des données devient un critère d'achat, plus seulement un point de conformité », complète Thibault Petijean, cofondateur et CEO.
Prochaine étape : la distribution en marque blanche
getMax a ouvert commercialement en juillet 2026 et accompagne déjà plus de dix clients , pour la plupart des structures sans salarié dédié au marketing. L'équipe propose un modèle à deux entrées : un abonnement en libre-service, et un accompagnement par ses experts pour les entreprises qui préfèrent déléguer l'installation. La startup prépare un modèle de distribution embarquée. Éditeurs de logiciels, réseaux professionnels, fédérations, têtes de réseau et acteurs du monde associatif pourront proposer la plateforme en marque blanche à leurs membres, à leurs adhérents et à leurs clients. Une levée de fonds en amorçage est également en préparation.
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