Financement, organisations… découvrez IXEO-Conseil

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IXEO-Conseil a rejoint le 1er janvier dernier les rangs des partenaires de La French Tech Bordeaux. Le 4 mars, la société basée à Bègles débutera un cycle de permanences et proposera des RDV individuels aux entrepreneur.e.s. En amont, nous vous proposons de mieux connaître ce spécialiste du financement et de la modélisation organisationnelle et sociale via cette interview.

Qui est Ixeo-Conseil ?

« IXEO-Conseil a été crée en 2012 par Laurence Riou et René Laversanne. Nous sommes spécialisés au départ dans l’accompagnement des entreprises innovantes sur la partie financement : dispositifs fiscaux Crédit Impôt Recherche et Innovation, statut Jeune Entreprise Innovante. En travaillant l’accompagnement au dispositif européen de soutien à la commercialisation des innovations de rupture (EIC Accelerator), nous avons pu mesurer le besoin d’accompagnement des entreprises sur d’autres facteurs clés de succès. »

Vous expliquez que le financement est indispensable mais pas suffisant. Pourquoi ?

« Au cours de nos missions et de nos multiples interactions avec nos clients, nous échangeons constamment sur les problématiques de leur quotidien. Celles qui sont directement liées à leurs travaux en recherche et innovation, mais aussi sur toutes les problématiques qui en découlent : identifier un produit, une cible pour une techno, un marché pour un produit, les financements ad hoc, les bonnes compétences pour porter le projet, le management adapté au projet d’entreprise, une organisation de travail. Et tout ça, bien sûr, selon un périmètre évolutif, en phase avec la croissance de l’entreprise. 

C’est uniquement en considérant la globalité du projet et la multiplicité de facteurs de réussite que l’entrepreneur pourra assurer la pérennité de son activité. Aujourd’hui, face à tous ces enjeux, IXEO-Conseil a fait deux choix 
– développer son cœur de métier autour du financement
– proposer une nouvelle offre sur la modélisation organisationnelle et sociale des entreprises innovantes en croissance. »

A qui vous adressez-vous ?

« Notre équipe, issue de la Recherche, est pluridisciplinaire, ce qui nous permet d’intervenir sur des projets provenant de mondes divers : recherche sur le microbiome, développement de moteurs de rendu pour la réalité virtuelle, recherche de nouveaux indicateurs de richesse en fiscalité publique, modélisation de flux météo à des fins agricoles, développement de dispositifs médicaux, design d’expérience, mise au point de nouvelles molécules pour le diagnostic médical, numérisation de l’accès au Droit, développement de technologies tactiles, upcycling de matériaux  par exemple. Autant de projets exigeants qui peuvent concerner la startup comme le grand groupe. »

L’une de vos spécialités est la recherche de financements. Les différents mécanismes sont-ils suffisamment bien connus des entrepreneurs ?

« Les entrepreneurs innovants que nous rencontrons ont généralement déjà entendu parler des dispositifs fiscaux de financement de la recherche et de l’innovation de type CIR/CII/JEI, mais la complexité des dispositifs et la possibilité d’une expertise ou d’un contrôle fiscal des dossiers peuvent constituer des freins à leur activation. Notre rôle de conseil est à la fois d’expliquer le mécanisme et la portée de ces outils, et de sécuriser leur mise en œuvre à travers la sélection et la justification des éléments éligibles.

En ce qui concerne l’EIC Accelerator, c’est un programme qui est malheureusement trop peu connu des porteurs de projet alors qu’il constitue un levier puissant. Ce dispositif s’adresse aux PME ayant réussi le développement d’une innovation de rupture et qui visent un déploiement commercial international. Il est né de la volonté de l’Europe de promouvoir l’émergence de pépites, européennes. 
Unique en son genre, l’EIC Accelerator permet aux PME de candidater seules. Les projets lauréats peuvent bénéficier d’un financement à hauteur de 2,5 millions d’euros de subvention et 15 millions d’euros d’equity. C’est un programme ambitieux, qui peut réellement donner un coup d’accélérateur à une innovation pour surmonter la « vallée de la mort » entre la phase de Recherche et la commercialisation à grande échelle, mais qui est également très sélectif (3% de réussite en moyenne) et nécessite de challenger l’entreprise candidate sur sa technologie, les impacts du projet au sens large et notamment l’impact sociétal et sur la mise en œuvre de sa stratégie de développement. 

De fait le travail réalisé pour ce type de demande est un excellent moyen de mettre à plat les objectifs, les moyens, les risques et les opportunités du projet. Nos clients, qu’ils aient été lauréats ou pas, nous ont tous fait part de l’importance stratégique de ce travail de fond. »

Quels sont les enjeux que vous croisez souvent dans l’accompagnement de startups en croissance ? Les écueils récurrents ?

« Concernant les dispositifs fiscaux, la sécurisation des financements obtenus est vitale sachant que l’Administration peut les reprendre sur plusieurs exercices fiscaux : un redressement sur 3 ans, pour défaut de documentation par exemple, peut mettre à terre une entreprise. On a vu des levées de fond retardées par des litiges avec l’administration et des timing compromis. Le temps que le litige se règle, l’entreprise à court cash a dû déposer le bilan.

Un autre écueil récurrent : la chasse aux subventions. Les financements publics sont une ressource importante, principalement dans les phases d’amorçage et de développement. Mais opérée tout azimut, elle peut détourner des objectifs premiers du projet par effet d’opportunisme, et déconcentrer les équipes de l’objet principal qui reste… le chiffre d’affaire ! Une entreprise doit se focaliser sur son développement commercial et elle doit rechercher l’autonomie financière avant tout.  Le développement de prototypes toujours plus aboutis ne doit pas être la raison d’être de l’entreprise.

Concernant la modélisation organisationnelle et sociale, une des erreurs les plus courantes est de s’occuper des sujets dits internes une fois que le produit ou le service est bien implanté. Le porteur de projet s’entoure d’abord d’une équipe qui vient de son entourage et avec qui il a « un bon feeling » et pendant un moment qui peut être plus ou moins long, cette petite équipe va travailler d’arrache-pied pour « lancer » et installer leur projet. Pendant toute cette période, tout le monde est très engagé et chacun met de côté d’autres sujets qui peuvent commencer à poser problème ou à interroger fortement, dès lors que l’équipe s’agrandit significativement : 

– les rôles/fonctions plus ou moins bien répartis et respectés des uns et des autres, 

– les compétences des premiers arrivants qui peuvent être challengées lorsque le projet se développe,  

– les mécanismes de prise des décisions qui peut évoluer sans que cela ne convienne à tout le monde, 

– les salaires dont les niveaux peuvent être critiqués à mesure de l’agrandissent de l’équipe,

– des tensions non résolues qui se sont accumulées et qui peuvent devenir plus conflictuelles, 

– la nostalgie des débuts d’une aventure avec un collectif convivial qui devient une entreprise dont les membres se connaissent plus ou moins bien, 

– un management, informel ou inexistant au départ, qui doit évoluer et se structurer à mesure de l’augmentation des effectifs etc. 

Autant de sujets dits « humains » qui sont essentiels à regarder à la fois individuellement et collectivement, en lien avec la raison d’être et la culture de l’entreprise. Souvent le dirigeant, par manque de temps et/ou de compétence, voire d’affinité avec ces sujets, ne réalise pas tout de suite leur importance. Et il faut malheureusement souvent une crise majeure pour qu’enfin, il accorde du temps et des moyens à ces problématiques organisationnelles et sociales. »

IXEO-Conseil cultive une approche scientifique. Pourquoi, et comment s’applique-t-elle à travers votre accompagnement ?

« L’approche scientifique du conseil est porteuse de deux mots clés :  méthodique et rationnel. Nous le traduisons par :
– Un accompagnement qui respecte les étapes chronologiques et logiques nécessaires à la bonne mue du projet de R et D en entreprise et ensuite, puis tout au long de son développement
– Un accompagnement de terrain concret, réaliste, et le plus pragmatique possible

Notre accompagnement n’est pas une solution clé en main. Chaque projet est unique et met en œuvre notre expertise à sa façon. Il commence toujours par une écoute de la demande et un état de l’art des pratiques et connaissances à accompagner.

Nous nous voulons : 
Apporteur de méthodes
Apporteur d’idées, de connaissances, de réseaux, d’informations, de matière grise
Apporteur d’expertise/référent

Enfin, nous développons un élément clé de notre posture de conseil : la qualité relationnelle, qui est une véritable ingénierie.

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Pour bénéficier d’une heure d’échanges avec IXEO-Conseil et aborder vos problématiques, vous pouvez prendre RDV en moins d’une minute sur la plateforme French Tech Central.

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